Publié dans Exercer dans le contexte professionnel spécifique d'un dispositif d'éducation inclusive., Organisation générale

La marguerite des impressions par Marc Prouchet

Comment évaluer ce qu’ont retenu les élèves de leurs apprentissages après une séance de travail ?

Pour répondre à cette question, Marc Prouchet a crée la marguerite des impressions. Elle nous montre qu’il existe 7 niveaux d’impression.

Capture

Cette « marguerite des impressions » est un essai de compréhension des marques que produit une situation d’enseignement chez l’élève. Qu’est-ce qu’un élève peut retenir spontanément, peut conserver en mémoire et en images, peut réorganiser, … à partir d’une situation scolaire dans laquelle il est invité à apprendre ?

A partir de recherches théoriques, Marc Prouchet fait l’hypothèse qu’un élève retient en premier lieu les objets extrinsèques, c’est-à-dire ce qui est périphériques à l’apprentissage même. En effet, ces éléments sont apparents et attire l’attention de l’élève. Ils impriment facilement la pensée de l’élève. Cela concerne :

  1. les ressentis liés à la séance (j’ai aimé/ je n’ai pas aimé) et les contrats (j’ai réussi/ Je n’ai pas réussi)
  2. les perceptions du milieu (les supports utilisés, les évènements, l’environnement de la séance…)
  3. Le but de la tache (ce qu’il fallait faire). A ne pas confindre avec l’objectif de la séance (pédagogique)
  4. L’activité motrice et corporelle (J’ai découpé, écrit, sauté, collé, …)

Pourtant, l’acte de connaissance scolaire ne peut se contenter de ces objets extrinsèques. Pour être pleinement réalisé, l’acte d’apprentissage nécessite que l’élève accède à la métacognition des objets « supérieurs », concernés par les notions et les concepts. Il convient donc de revisiter les pratiques d’enseignement pour amener tous les élèves à ce niveau de pensée. Il existe deux niveaux de métacognition  :

  1. La métacognition procédurale, qui vise à développer chez l’élève une capacité à « réfléchir / réflecter » sa démarche, sa procédure, sa représentation de la tâche
  2. La métacognition objectivale, vise à orienter la pensée de l’élève sur les notions inscrites dans la situation d’apprentissage.

L’objectif de tout ce travail est donc de permettre à l’élève d’accéder au sens des apprentissages et au sens de l’école. Marc Prouchet conclue son travail avec cette maxime :

« A l’école, on n’apprend pas à faire du vélo pour faire du vélo. A l’école, on apprend à faire du vélo pour découvrir le monde »

Voici un lien vers le document de travail complet. Là, vous trouverez une autre synthèse.

Et voici une vidéo de Marc Prouchet dans laquelle il explique cette marguerite.

 

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